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Coûtumes Catalanes

Som e serem
gent catalana


Armes de la Catalognes
      La Foi chrĂ©tienne s’exprime en Catalogne par des processions traditionnelles qui ont un caractère proche de celles que l’on peut voir en Espagne. Les statues sont promenĂ©es Ă  travers les villes, vĂŞtues de riches manteaux et parĂ©es de bijoux. Ainsi, des festivitĂ©s commĂ©morent l’invention de la statue miraculeuse de la Madone de Font-Romeu : le 8 septembre, fĂŞte del Baixar, la statue, revĂŞtue d’un manteau de satin blanc brochĂ© d’or, est portĂ©e en procession jusqu’à l’église d’Odeillo, et y demeure jusqu’à la fĂŞte de la TrinitĂ©, del Pujar, oĂą elle est remontĂ©e Ă  l’ermitage de Font-Romeu. En son honneur les fidèles entonnent les goigs, chants religieux en catalan.
Les crucifix romans représentent souvent le Christ vêtu d’une robe de cérémonie serrée à la taille par une ceinture nouée, en référence à la description du Christ vainqueur de la mort qui se trouve dans l’Apocalypse de saint Jean. Les traits du visage sont détendus et sereins, en signe de sa résurrection. On les appelle des majestats (majestés.)

    Les armes de la Catalogne sont d’or Ă  quatre pals de gueules. Ce choix tĂ©moigne de l’allĂ©geance des rois d’Aragon au pape, Ă  partir de 1172, car elles sont inspirĂ©es de celles des Etats Pontificaux. Mais une lĂ©gende prĂ©tend que les quatre pals de gueules (bandes verticales rouges) ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s au fond d’or en souvenir d’un comte catalan, GuifrĂ©, vassal de l’empereur franc Charles le Chauve, mortellement blessĂ© après avoir vaillamment combattu les Normands en 870. L’empereur se rendit au chevet du hĂ©ros et, en signe d’hommage, posa sa main sur la plaie du mourant, puis traça de ses doigts sur son bouclier, Ă  champ d’or, les quatre marques de sang.

    Les Catalans ont le sens de la fĂŞte !
Ils expriment leur ferveur religieuse par des chants magnifiques en catalan. Le catalan est aujourd’hui parlé par environ dix millions de personnes, en France et en Espagne. Cette langue aux racines ibériques, phéniciennes, grecques et latines, a été fixée au XIIIe siècle lorsque Jacques Ier en fit la langue officielle de son royaume.
La danse traditionnelle est la sardane, que l’on danse de préférence en tenue typique, avec, aux pieds, les célèbres espadrilles. Par le contrapunto, le flaviol appelle les danseurs qui se groupent en rondes de trois à cinquante participants et se donnent la main. La cobla comporte onze instruments, dont le flaviol, flûte à bec jouée d’une seule main, le tambori, qui scande la mesure (sur un rythme ternaire), deux cornetins, deux tibles, un fiscorn et la tenora (hautbois.) Les danseurs effectuent, sur la pointe des pieds, des pas courts de huit mesures et des pas longs de seize mesures.

    Les Catalans aiment la bonne chère !
L’un des plus anciens livres de recette de cuisine, le Libre de Sent Sovi est édité en Catalogne vers la fin du XIIe siècle. Parmi les plats catalans typiques, on peut noter le jambon cru de montagne, le pas de fetge (boudin blanc de Cerdagne), la cargolada (escargots grillés servis avec une tranche de pain tartinée d’ailloli), l’ollada, soupe paysanne, la samfaina, proche de la ratatouille. Les sauces sont élaborées à partir de poivrons rouges, oignons, ail, amandes pilées, épices. Parmi les desserts, les plus connus sont les rousquilles, le touron, les beignets de la semaine Sainte et la crème catalane dorée au four, servie dans sa cassolette. Les vins muscats du Roussillon rivalisent avec le vin de Porto.